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by Moda Domani Institute

Fashion Week : ce qu’il fallait retenir

La Fashion Week printemps/été 2017 est terminée ! Une occasion pour moi de revenir sur les éléments marquants du premier évènement mode depuis la rentrée.

Que dire de cette saison pas franchement passionnante, pas franchement folle et encore moins surprenante ? On cherchant un peu, on peut s’aventurer à dire que cette FW est LA Fashion Week des « premières » !!

En effet, souvenons-nous que cette année 2016 fut assez perturbante pour le monde de la mode au regard des nombreux départs volontaires voire parfois moins volontaires des directions artistiques de « grandes » Maisons. Albert Elbaz et Lanvin, Raf Simons et Dior, Hedi Slimane et Saint Laurent ou encore Maria Grazia Chiuri qui fit ses adieux à Valentino après sept années de collaboration avec son acolyte Pierpaolo Piccioli ! Un vrai concert de chaises musicales qui déchaina les réseaux sociaux au fil des annonces et fit de cette dernière Fashion Week l’une des plus attendue depuis quelques siècles. « Siècles » oui ! car ne l’oublions pas, le calendrier de la planète Mode n’a jamais véritablement été en phase avec notre calendrier grégorien.

Après les départs ? Les arrivées et donc les « premières ». En bref je vous propose ma revue de presse sur la série « Première ».

  • Notons la première collaboration, savamment teasée depuis le mois de décembre 2016, entre Tommy Hilfinger et Gigi Hadid. « Pour la rentrée, le créateur américain Tommy Hilfiger lance une collection capsule inédite avec le top Gigi Hadid. Des pièces alliant le style moderne sporty chic du top en vogue et l’esprit preppy de la maison américaine, le tout pimenté d’un esprit sailor chic » Vogue
  • La première toujours d’Anthony Vaccarello chez Saint Laurent. Malgré des débuts timides, le directeur artistique a développé, dans la lignée de Slimane, « une grammaire calibrée pour le succès commercial » nous explique Grazia. (…) « Tout en évoquant le souvenir de Monsieur Saint Laurent – les blouses en mousseline, le cuir, le costume, le léopard -, ainsi que celui d’Hedi Slimane, il n’en a pas pour autant oublié son propre alphabet. L’allure est résolument sexy, et l’envie est forte de voir la suite. » ! Bon … pourquoi pas ?

  • Passons à la maison Dior au sein de laquelle sévi désormais Maria Grazia Chiuri à la direction artistique Pas facile non plus de passer après l’impertinence mesurée d’un Raf Simons.

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Qu’en pense Madame Figaro ?

« Fait d’armes : elle et son complice, Pierpaolo Piccioli (…) ont redonné un souffle créatif et relancé la griffe romaine, (…) avec des silhouettes théâtrales et contemporaines, sensuelles et poétiques. Ses atouts ? sa culture de la couture acquise chez Valentino. Le défi à relever ? elle arrive après un passage court mais remarqué du talentueux duo Lucie Meier et Serge Ruffieux, et surtout après Raf Simons, dont le style épuré et avant-gardiste avait propulsé avec succès l’élégance Dior dans le XXIe siècle. »

  • Première en solo de Pierre Paolo chez Valentino « Valentino, under only Pier Paolo Piccioli (his design partner, Chiuri, having defected to Dior) was a solo debut of sorts, too – and utterly exquisite. Piccioli infused a more relaxed way of dressing with the pains­taking­ly beautiful couture detailing of Valentino gowns ». Post Magazine Fashion SCMP
  • Première encore avec Bouchra Jarrar qui ‘ouvre une nouvelle ère chez Lanvin’ titre ainsi le Parisien. « La créatrice française Bouchra Jarrar, nommée chez Lanvin après l’éviction tumultueuse d’Alber Elbaz, a ouvert mercredi une nouvelle page de l’histoire de la plus vieille maison de couture parisienne en activité, avec une collection mêlant son goût pour l’épure à l’ADN raffiné de la griffe ».

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  • Privée de directeur créatif depuis le départ de Massimiliano Giornetti en mars dernier, la maison de luxe florentine Salvatore Ferragamo, décide de nommer Fulvio Rigoni, fidèle collaborateur de Raf Simons (responsable Tailleur) déjà depuis son passage chez Jil Sanders puis chez Dior. « Agé de 40 ans, le styliste d’origine vénitienne, qui a grandi en Lombardie, s’est formé sur le tas. Il a tout appris sur le terrain, comme il l’explique lui-même, en effectuant ses premiers pas au sein de l’historique marque italienne Basile ». FashionNetwork.com
  • Fenty Beauty by Rihanna : Dernière « Première » à relever de la saison : « Rihanna révèle son premier produit Fenty Beauty » issu d’une agile collaboration avec Puma (Groupe Kering, et oui !). La depeche

Voilà ce que je pouvais dire sur cette dernière série de Fashion Week. Pas vraiment de grandes surprises donc. Si, peut-être une prise de position « féministe » de Stella McCartney et Maria Grazia Chiuri, engagement qui soulève un léger paradoxe, vous ne trouvez pas ?

« Coup d’éclat pour Stella McCartney. Lors du final de son défilé printemps-été 2017, les mannequins ont assuré le show en se livrant à une battle de danse. Une initiative girl power en accord avec le message véhiculé par la créatrice : une mode pour femme à la fois engagée et ludique. » Vogue

« La nouvelle directrice de la création de Christian Dior, Maria Grazia Chiuri, a pris une position très maligne et stratégique en envoyant sur le podium du défilé Dior, vendredi dernier, une mannequin portant un T-shirt blanc barré du slogan en lettres noires passées « We Should All Be Feminists ». Atlantico.fr

Le journaliste titre : « Le slogan d’un T-shirt haute couture peut-il suffire à faire de la mode l’amie des femmes ? » Christian Dior « s’associe à un mouvement sociétal fort, bien que le mariage entre mode et féminisme reste épineux »

Devons-nous parler des conditions des mannequins anorexiques ? du regard sousjaccent de la mode sur la femme d’aujourd’hui? Non, restons sur la magie de la Mode ! Aller ! Vivement la prochaine Fashion Week Automne hiver en mars prochain.


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