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by Moda Domani Institute

FIAC 2014 au Grand Palais et Hors les murs !

La 41e édition de la Foire Internationale de l’Art Contemporain s’est tenue du 23 au 26 octobre 2014 au Grand Palais mais également hors les murs comme au Jardin des Plantes, sur les Berges de Seine ou encore à la Cité de la Mode et du Design. Crée en 1974, l’évènement au rayonnement mondial a réuni cette année 191 galeries venues de 26 pays différents.

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Trois jours durant, cette exposition artistique et commerciale devient le lieu de rencontre internationale entre galeristes, collectionneurs, conservateurs, directeurs de musées et personnalités du monde de l’art contemporain international. L’évènement offre chaque année la possibilité de découvrir un panorama de l’art contemporain, des nouvelles évolutions et des nouveaux talents de la création contemporaine au sein de l’un des plus beaux joyaux de capitale française. Pas seulement ! Face au succès grandissant de ses manifestations en extérieur, FIACHors les Murs redouble d’efforts avec un programme plus développé et enrichi que les années précédentes (Parcours d’expositions d’œuvres extérieures, cycles de conférences, performances et projections de films d’artistes).

1450 artistes exposés cette année, je n’ai pu résister à la tentation de m’y rendre une nouvelle fois sachant que ne n’y avais mis les pieds depuis 2006.

Premier constat, le prix du billet qui est passé de 20 à 35 Euros. Un peu cher pour un salon d’exposants mais bon, qui a dit que l’art contemporain était accessible ?

A l’entrée, une sculpture géante, exposée par la galerie Neugerriemschneider, accueille les visiteurs : celle de l’islandais Olafur Eliasson. L’artiste né en 67 à Copenhague, chéri de la Maison LVMH, est exposé par ailleurs au sein de la toute nouvelle fondation Vuitton. Placée au fond d’un long couloir, dans une salle circulaire, cette sorte de lustre, construit d’aluminium et de verre coloré en jaune, joue assez efficacement de la lumière comme de nos sens.

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Oui l’artiste aime destabiliser les sens de ses spectateurs. D’ailleurs ceux qui ont visité l’espace culturel Louis Vuitton ont eu le loisir de vivre pleinement une œuvre de l’artiste. Mais si, souvenez-vous de cet ascenseur immergé dans dans l’obscurité la plus totale que vous avez été invité à emprunter afin d’accéder à l’espace culturel ? C’est lui !

Me voilà bien silencieux, debout au cœur de cette sorte de chapelle futuriste et particulièrement ému par les reflets émis par l’installation rotative.  » En art, il n’y a pas d’effet sans entorse à la vérité ». Parfait Monsieur Braque mais là il y a un peu trop d’effets qui tournent et la vérité c’est que j’ai le tournis…c’est joli, je ne déteste pas … vraiment ! Mais là … il faut vraiment que je sorte d’ici.

Bien, quoi d’autre ? Ah oui…Zahia !!

Incarnant Marie-Antoinette, Zahia Dehar, l’ex-escort gril reconvertie en styliste de «lingerie couture», est l’attraction inattendue de la FIAC 2014. Explication : Un tableau représentant une Marie-Antoinette « contemporaine » sous les traits de Zahia.

Pierre et Gilles, Le Hameau de la Reine, 2014 (Modèle : Zahia Dehar), 154X139 cm

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L’œuvre, signée Pierre et Gilles, avait déjà été dévoilé, en avril dernier, lors d’une rétrospective consacrée à l’âge d’or de la Manufacture des Gobelins au siècle des Lumières. Le tandem esquisse des similitudes entre les univers respectifs des deux personnalités controversées, sulfureuses et ne laissant pas indifférent : « On ne veut pas provoquer, mais on aime bien bousculer les choses ». «Le XVIIIe siècle n’était pas un siècle prude» : Marc Bayard, commissaire de la rétrospective de la manufacture des Gobelins.

Si l’œuvre en tant que telle avait déjà fait le buzz en avril dernier, c’est cette fois Zahia en personne qui aura fait couler de l’ancre et dynamisé les réseaux sociaux autour de la FIAC 2014. En effet, une photo représentant l’ex escort en compagnie le Manuel Vals, prise mercredi dernier à l’occasion de l’inauguration de l’évènement s’est propagée tel un virus, bien malgré Matignon.

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Voilà pour les œuvres « évènement » de cette FIAC 2014. Pour le reste, difficile de faire un compte rendu qui ne serait pas subjectif face aux 1450 artistes, exposés, tout de même ! Un œil parmi tant d’autres, je vous propose donc quelques photos, sans commentaires.

Pour commencer, Une Mercedes façon César : John Chamberlain : Madam Meux, 1987

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Tom Wesselmann : County Line, 1998, Oil on canvas 86 x 120 pouces.

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Avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol, l’un des représentants les plus connus du mouvement américain du Pop Art.

Roni Horn : Portrait of an image (with isabelle Huppert), 2005, 50 photographies

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Installation pour lequel Horn a demandé à l’actrice de personnifier certains de ses rôles au cinéma. Dans chacune de ces œuvres, le spectateur est impliqué en tant que second sujet. Ces portraits, caractérisés par son intérêt pour la nature plurielle de l’identité, comprennent You are the Weather (1994-95), une série de cent photographies du visage d’une femme prises durant un voyage en Islande, This is Me, This is You (1999-2000), une installation de grilles photographiques d’images doubles d’une jeune fille.

Claire Morgan, Falling Down, 2014, Rat (Taxidermie), graines de pissentlit, fil de nylon, verre;

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Remarquée dans «EChO Wanted», l’exposition 100 % bio imaginée au printemps 2008 par la jeune galeriste Judith Greve, cette jeune Irlandaise a été la révélation de la Fiac 2009. J’ai été particulièrement surpris par le travail d’orfèvre de la sculptrice. Bio certes, macabre sans doute mais époustouflant de précision.

Claire Morgan, Seedy, 2014, Graines de pissenlit, fil de nylo

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Erwin Blumenfeld, Autoportrait, 1946, Tirage unique gélatino-argentique d’époque, 35X28 cm

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Rachel Whiteread, Half Dozen, 2010, Plaster with iron oxyde, wood and metal

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Juan Muñoz, Hombre Colgado Boca, 2001, Painted bronze

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Sudarshan Shetty, untitled, 2014, three vases

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Marina Abramović, Ecstasy II (A) (from the series « With Eyes Closed I See Happiness), 2012, Fine art pigment print, 180X80 cm

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Do Ho Suh, Specimen Series : Toilet, Appartment A

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Enfin, n’oublions pas l’aspect économique puisqu’il s’agit avant tout de commerce de l’art ! Pour cela, je vous laisse découvrir le billet d’Éric Tréguier pour challenge.fr

Credit photos : Pierre Kalaijian for Moda Domani institute – www.lepoint.fr


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